Yupster est le titre du nouveau roman écrit par Sylvain Raymond.
À l’ère des nouveaux médias, des blogues et des réseaux sociaux, nous sommes portés à se demander qui prend encore la peine d’écrire des livres? D’abord né sur un blogue, le personnage de Yupster a énormément évolué en 2 ans. Dans cet entretient, Sylvain Raymond parle de jouer à Facebook, de son personnage 2.0 et de Tout le monde en parle. Le roman sera lancé mercredi le 15 septembre (événement FB).

Crédit photos: Maxime Juneau.
015

À qui s’adresse ton roman Yupster?
À trois types de personnes : 1) Aux 18-34 ans qui vivent entre les rues Parc, Molson, Jarry et St-Antoine 2) Aux 18-34 ans qui travaillent à Montréal et qui sortent dans les 5@7 du Vieux-Montréal tous les jeudis mais qui vivent en banlieue 3) Aux 12-17 ans qui rêvent un jour d’habiter à Montréal.

Qu’est-ce qu’un Yupster?
C’est quelqu’un qui a une carrière et qui travaille entre 40 et 60 heures par semaine; mais c’est aussi quelqu’un qui a une vie sociale exclusive et qui sort entre 40 et 60 heures par semaines dans des endroits que tu ne connais pas.

Le personnage du roman porte ton nom, est-ce qu’il s’agit d’une biographie?
Non, c’est une autofiction. Il y a du vrai, et du faux-semblant. Je suis la seule et unique personne à véritablement savoir ce qui est vrai ou extrapolé dans le roman. En utilisant un personnage qui porte mon nom, j’ai voulu pousser encore plus loin la notion d’egocasting : ce qui fait qu’une personne peut devenir une personnalité 2.0, ce qui fait qu’on peut jouer à Facebook de la même manière où on peut jouer à The Sims.

La musique semble avoir une place importante dans ton roman (ta vie). Pourquoi l’avoir autant intégrée dans le livre?
Parce qu’elle représente l’esprit d’un moment. Tout comme l’environnement dans lequel évolue le Yupster, la musique est à la mode pour une période déterminée, pour ensuite mourir dans l’indifférence de l’oubli général.

Si ton roman était un enfant, qui seraient ses parents (livre-parlant)?
Patrick Bateman du film American Psycho et Mathilda du film Leon.

Tu est conseiller en communication. À l’ère du numérique, comment est-ce qu’un roman peut se mettre en marché de façon originale?
On vit dans une ère de transition à différents niveaux mais surtout au niveau de l’expérience de lire. Il y a longtemps que l’expérience d’écrire ou de regarder du contenu vidéo est standardisée dans un certain sens. Or, l’expérience de lire hésite encore à s’affirmer dans son nouveau statut. C’est pourquoi mon roman est disponible en format papier conventionnel mais aussi en format électronique. Et dans le deux cas, ils sont disponibles sur le microsite www.yupstermtl.com qui complète également l’expérience du roman.

Les femmes (filles) occupent beaucoup de place dans ton livre. Comment se passe ta quête dans la vraie vie?
J’aime plusieurs filles mais elles ne le savent pas et ne le sauront probablement jamais.

Tout le monde en parle ou Bon baisers de France?
Tout le monde en parle : je veux jouer une main de poker contre Guy A Lepage.

Comment Yupster va affecter la perception qu’on les gens de toi?
Suite à la lecture de Yupster, mon meilleur ami qui me connait depuis la 6e année m’a appelé pour me demander si j’allais bien. Yupster, c’est la (ma) nouvelle vie. J’ai peur (pas vraiment).

011

002


3 commentaires pour “Entretien avec un Yupster”

  1. un nouveau documentaire sur le créateur des boites a chansons les deux pierrots dans le vieux montreal: mon ami pierrot, le derneir homme libre

    http://www.dedicaces.info

    merciiiii

    pierrot
    ermite des rotues

Trackbacks/Pingbacks”

  1. [...] avec un Yupster LE LIEN Écrit par Kevin Tags: chanson, Lady GaGa, Perte de temps matinale, Potins Hollywood, [...]

  2. [...] This post was mentioned on Twitter by Yupster, Olivier Maltais. Olivier Maltais said: Entretien avec un Yupster http://www.bombe.tv/blog/2010/09/entretient-avec-un-yupster/ via @jefflizotte [...]