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Je sais que Justin Bieber a été découvert par Usher parce qu’il faisait de la musique sur Youtube. Depuis, cette vedette internationale a chanté pour le nouveau We Are the World pour Haïti, il est la star d’un documentaire 3D sur sa carrière intitulé « Never Say Never », tiré de l’une de ses chansons. Il a joué le rôle d’un méchant dans CSI, a participé au match des célébrités dans le All-Star Weekend de la NBA et a joué dans une pub de Best Buy avec Ozzy Osbourne, qui avait plus tôt affirmé qu’il ne connaissait pas Justin Bieber. « Who the fuck is Jusitn Bieber ? » avait en fait demandé le rockstar vieillissant, dans une entrevue qui serait passée inaperçue sinon.

J’écris tout ça sans faire de recherches, juste à partir de ma mémoire, sans trop d’efforts. Ce qui est remarquable, c’est que je m’en fous totalement de Justin Bieber. En fait, je suis passé d’un mépris intense et étrange (du genre « ce produit corporatif sans talent exploite les désirs les plus stupides de jeunes adolescentes qui dépenseront sans penser l’argent de leur parent ») à une sorte de quasi-appréciation neutre (du genre, « hey, c’est Justin Bieber qui joue au Basketball, est-ce qu’il est bon? »).

Ce changement d’opinion me rappelle aussi un peu la trajectoire publique de Marc Zuckerberg, nerd relativement asocial au départ qui, probablement après du coaching personnalisé, est devenu chaleureux, bavard et sympathique, pas longtemps après la sortie de « The Social Network » qui peignait un tableau peu flatteur du plus jeune milliardaire au monde.

Zuckerberg et Bieber sont des personnalités inévitables, omniprésentes, qu’on finit par apprécier par simple habitude, comme ces gens qui séduisent à la longue, en restant constamment aux cotés de leurs proies amoureuses. Comme dirait Jerry Seinfeld « At first we’re there for you, then, we’re just…there »

Ce n’est pas une soudaine appréciation du chanteur qui m’a mené à m’informer davantage à son propos. Plutôt, c’est la nature même d’Internet qui m’a tout simplement nourri d’informations sur Bieber. Je ne regarde à peu près pas de télévision, dans le sens classique du terme (c’est à dire m’assoir, zapper des chaînes et regarder une émission tandis qu’elle passe à son heure prévue) donc ce n’est pas à travers la télé que j’ai appris à connaître Justin. Je ne suis pas un grand fan de musique non plus, encore moins de pop juvénile, aussi crédible devient-elle grâce à la collaboration avec des rappers de renom. En d’autres termes, une personne comme moi, à l’ère de la recherche personnalisée et du contenu infini (je ne zappe pas, je clique), devrait certes être conscient de l’existence de Justin Bieber, mais pas plus.

Si j’en sais autant sur lui, c’est qu’Internet n’est pas cette zone sauvage et libre dont on nous vante les mérites. L’intrusion de la publicité, pour la seule survie des sites webs, est évidente, mais en plus de promotion, c’est aussi le contenu qui nous est imposé, de plus en plus, et qui devient inévitable. J’ai du taper les mots « Justin Bieber » dans des barres de recherche peut-être trois fois dans ma vie (généralement relié au travail) donc je n’ai pas cherché activement à m’informer sur sa personne, mais voici que j’en sais tant sur lui.

Je ne crois pas qu’on puisse juste en conclure que le marketing agressif a fonctionné à merveille pour Justin Bieber. Je crois qu’il y a, tout simplement, moins de liberté qu’on ne le croie sur Internet, et que la barre de recherche est plus suggestive qu’essentielle. En plus de la présence accrue des publicités, je crois qu’Internet ressemble de plus en plus à la télévision. Nous sommes des consommateurs culturels avec beaucoup moins de contrôle sur le contenu que nous le croyions initialement. En plus de stocker des informations inutiles, nous sommes proie à du savoir accidentel. Est-ce que c’est triste, est-ce que c’est mieux comme ça? Je ne sais pas. Mais en tous cas je peux vous dire que Justin Bieber est contre l’avortement, même en cas de viol. Mais que je n’en sais pas autant sur mon auteur préféré.

Avant d’être un jeune prodige, Xavier Dolan était un jeune prodige.
Voyez-le ici dans les pubs vintage de Jean Coutu. Moi je voulais une grande soeur comme ça…

Une annonce de Doubles de photos, je trouve ça un peu irréel!

Xavier t’explique les jours PJC!

Une autre de Noël!

Nous sommes vivants!
Après un vol de 7h et un train de Marseille à Cannes, nous débarquons en plein coeur du plus gros festival de pub du monde, fins prêts à payer 4 euros pour un Red Bull.
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C’est lorsque le train a longé la mer de Jésus que nous avons réalisé que la Méditerranée était si spéciale. Ses caps, ses rochers rougeâtres témoins des montées et des chutes des empires des derniers millénaires.

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Notre suite qui donne sur la rue des boutiques. Le ciel est bleu, la mer est calme et les filles ont des jambes au beurres d’arachides.
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Ce matin nous étions en tournage avec Infopresse pour rencontrer des Big big cheese de la publicité. On s’est faufilé au travers des Yatch pour tourner! Ici avec Maxime Pépin (twitter) d’Infopresse.

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Ce mec (@davidondemand), un créatif de Leo Burnett diffuse toute sa vie en direct sur le web! Je vous invite à l’écouter pour avoir une vue de l’intérieure.
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Ce soir on se la défonce sur un toit privée pour une soirée organisé par Montréal.ad, le regroupement des agences de publicité de Mtl. À Suivre!

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Incroyable travail de post-production ici. Mélanger des images des ambassadeurs Adidas de 2010 avec celles de Star Wars pour donner une scène remplie d’interactions!

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Avec notre surexposition aux différentes publicités, rares sont ceux qui portent encore attention aux créations souvent trop «normales» que nous croisons chaque jour dans la rue, les journaux ou les magasines. Par contre, ayant cela en tête, certaines marques poussent fort pour se faire remarquer en produisant des imprimés hors du commun. Comme celles-ci, répertoriées par le site INIWOO.

Nikon S60 : Detecte jusqu’à 12 visages (remarquez l’arrière plan)

Che : Rêvez d’un monde meilleur

Mauvaise bouffe, mauvais chien

Ortoimplant : Toutes vos dents remplacées en 24 heures

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